Il s'appelera " Journal d'un jeune paranoïaque " , une couverture illustrée par une photo prise au desus de ma tete mes fins cheveux noirs en bataille mon petit nez blanc d'indien et
mes lèvres abimées. Noir et blanc. Ca fait plusieurs semaines et c'est toujours la même idée, pour une fois.
Comment on passe d'un jeune enfant ultra-dynamique qui a tout à offrir à un enfant spectateur devant la vie des autres à en creuver d'envie à un pré-adolescent enfermé dans sa chambre qui a
silencieusement renoncé à la vie sociale à un adolescent à qui on a donné une chance qui l'a saisi de pleine main et goutte aux joies du groupe jusqu'à en laisser plusieurs dubitatif à un
adolescent décroché de la réalité qui se perd dans ses idées et son imagination , à un troisieme adolescent à qui ce décrochage a finalement fait le mal le plus profond du monde ?
Comment personne ne peut-il remarquer quelque chose ? Comment personne ne peut s'interroger ? Il ne s'addresse pas aux bonnes personnes, les gens de son age ne croient que ceux qu'ils voient et pas
ce qu'ils sentent, ils n'ont pas de flair. Quand il parle, on l'écoute de la même maniere qu'on ecoute un témoin de Jéhovah, finalement on oublie ce qu'il a dit, parce qu'on peut pas comprendre, et
si on peut pas comprendre c'est qu'il délire.
Avant hier c'était noël, il a eu ses soldats preferés et son ballon de foot. Depuis trois jours il passe du lit à la piscine au foot avec son papa à la plage aux gateaux de sa maman aux dessins
animés à l'histoire du chevalier au sommeil. Ce soir la il ne s'endort pas tout de suite apres l'histoire, il pense au petit dejeuner qu'il va ammener au lit à sa mère le lendemain. Il se réveille
assez tot, court sur la pointe de ses chaussetes bleues à la cuisine, chuchote à son chat, prépare laborieusement le plateau et monte doucement à la chambre. En poussant la porte, il sourit de la
surprise qu'il va donner à sa mère. Ses parents sont chacun des deux cotés au pied du lit, il voit d'abord sa mère, un oeil croeuvé en sa direction, la peau du visage arrachée et brulée à l'acide,
la jambe pendante, bras arraché et un couteau planté dans le crane. Son père repose lui contre la table de nuit, face à lui, ses jambes et ses bras ont été arrachés et sont éparpillés devant lui,
il n'a plus de crane, son cerveau et tout le liquide a coulé et il lui manque un oeil. Les deux sont egorgés.
Ce matin est le pire moment de sa vie, il va atrocement souffrir, pourtant tout était parfait, il ne pouvait pas se douter, c'est un enfant. Il va souffrir pendant des mois et années après tout en
relevant petit à petit la tête. Chaque jour sera relativement moins dur que le précedent.
Pourquoi lui ? On a pas de réponses satisfaisantes à ce genre de question. Mais on s'accable parce que la douleur use.
Est-ce bien vrai ? L'emotion est telle qu'on croit etre dans un cauchemar de très mauvais gout et qu'on va bientot se reveiller. Mais on accepte peu à peu.
Comment relever la tête ? On pense à se suicider. Mais on continue, par force ou bien par lacheté.
Est ce que le monde autour de nous se doute une seconde de ce qu'il nous arrive ? Non.
Ce sont des emotions, et une situation, que personne ne souhaiterait à personne.
Ca reste dans notre corps même si on aimerait les vomir. Peut être qu'une balle dans la joue me reveillerait ?
C'est l'histoire de sept milliards de personne qui ont les yeux et les pensées négatives rivés sur vous, dans tout espace, à toute heure. 7 000 000 d'homme, soit 14 000 000 d'yeux veulent votre
disparition, votre lapidation, votre mort.
Toujours envie de vivre ? Trop lâche pour se suicider, on apprend à s'en sortir.
Autour de vous, personne ne se doute de rien. Tout le monde continue la vie simple qui vous a laché, on voit que tout le monde sait jouir de petits plaisir, sait sourrire naturellement, sait se
relacher, reposer son esprit. Pour vous ils prennent du plaisir à vivre mais pour eux ils vivent simplement. On oublie peu à peu notre vie antérieure, alors on a plus rien à quoi s'attacher, il
faut tout réapprendre. Et personne ne remarque votre grand esprit malade. Quelle frustration pour un coeur aussi gros.
Les gens n'imaginent pas la puissance que peut avoir un cerveau trop agité. Personne ne s'en doute c'est vrai. Pour la plupart des gens, être malheureux c'est avoir un ami qui vous manque, avoir
des mauvais résultats au travail, ne pas pouvoir voir quelqu'un, être lassé de voir les meme tetes ou d'avoir les même habits. Avoir un coté spirituel c'est être déviant.
Une pub affichée dans les métro de Londres cette année par Time To Change :
Is your mind made up
about mental illness?
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Myth:Mental health problems are very rare.
Fact:Mental health problems affect one in four people.
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Myth: People with mental health problems are
different from normal people
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Fact:We all have mental health, just like we all
have physical health.
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Myth:People with mental illness never recover.
Fact: People with mental illness can and do recover.
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Myth: After experiencing amental health problem,
people are weaker.
Fact:Many people who have gone through this
actually feel stronger.
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Myth: People with mental illness are violent
and unpredictable.
Fact: People with mental illness are more likely
to be a victim of violence.
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Myth: I don’t know anyone with amental illness.
Fact: Someone you know or love has experienced
amental illness.